| Be kind Rewind |
| Écrit par Maître Capellito | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| 14-04-2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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BE KIND REWIND – le film à voir, à rembobiner et à revoir Le dernier film de Michel Gondry, sorti en France au mois de mars, est dans la lignée de ses précédentes œuvres… drôle, bizarre, hors du temps, atypique, déconcertant, invraisemblable, ovniesque… Un OVNI. Voilà : un OVNI cinématographique. Alors laissons-nous embarquer…
Be kind Rewind, ou Soyez sympas, rembobinez en français, se passe dans la petite ville de Passaïc, New Jersey, ville qui existe réellement sur la carte des Etats-Unis. Dans la vraie vie, cette charmante bourgade compte environ 70000 habitants et 20% de cette population se situe en dessous du seuil de pauvreté. Dans la vraie vie, Passaïc vit dans l’imposante ombre de New York et a une vague apparence de ville déshéritée. Bref, dans la vraie vie, c’est pas terrible… Eh bien dans le film, c’est tout pareil ! Tout commence lorsque Jerry (le délirant Jack Black) se fait subitement magnétiser dans un transformateur EDF – ou EDUSA ? – et efface malencontreusement toutes les bandes des cassettes VHS que loue son copain Mike (Mos Def). Pour éviter de se faire renvoyer par son gentil patron (Danny Glover) et pour ne pas perdre la plus fidèle cliente du vidéoclub (Mia Farrow), Mike se saisit de sa vieille caméra et décide de tourner de façon quelque peu…artisanale…tous les films de la boutique. Tout y passe : S.O.S. Fantômes, Rush Hour 2 (Ahhh…Jack Black en Jackie Chan…), Miss Daisy et son chauffeur, le Roi Lion etc. etc. Tout cela est vraiment gros. Très gros. Tellement gros que les clients du club adorent tous ces remakes et se précipitent pour louer ces films « suédés ». Et voilà comment une petite affaire de location de vidéos qui périclitait voit son chiffre d’affaires exploser. ![]() Si vous avez la curiosité de chercher des avis et des critiques sur le net, vous risquez d’être surpris. D’un côté, vous trouverez des spectateurs qui se sont franchement ennuyés, qui n’ont pas ri une minute et qui pensent que les plus de 50 de QI devraient passer leur chemin. De l’autre côté, vous aurez des spectateurs qui, sans aucune retenue ni pudeur, s’épanchent sur le net en criant au génie, au film de l’année, à la merveille de chez merveille. Il est vrai qu’il faut se laisser embarquer par ce film pour y souscrire complètement. Si vous ne faites pas le petit effort de vous glisser dans l’esprit Gondryesque, vous allez vous ennuyer ferme. Mais si vous vous y glissez…quelle jouissance ! Du début à la fin, on flotte dans un univers de fantaisie pure. Le moindre détail de ce film est une trouvaille : les passoires anti-radiations, les costumes abracadabrants des pseudo acteurs, les mimiques tordantes de Jack Black. Même la BO est au diapason et donne aux images un doux air de légèreté et de nostalgie. Dans chaque scène, on se demande, le sourire un peu bêta aux lèvres, quel sera le clin d’œil suivant. En un mot, on sort de la salle de cinéma avec la charmante impression d’avoir vu un film humble et profond. Bougrement intelligent aussi parce qu’il réussit à mêler poésie, folie douce, sentiments humains, tolérance. Un film sans prétention mais formidable de subtilité. N’en jetons plus. Rembobinons. Et revoyons-le.
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| Dernière mise à jour : ( 15-01-2009 ) | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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